# Comment voyager facilement au Vietnam ?
Le Vietnam s’impose aujourd’hui comme l’une des destinations phares de l’Asie du Sud-Est, attirant chaque année près de 18 millions de visiteurs internationaux. Cette bande de terre en forme de dragon, s’étirant sur plus de 1 650 kilomètres du nord au sud, offre une diversité de paysages époustouflants, une richesse culturelle millénaire et une gastronomie mondialement reconnue. Que vous soyez attiré par les rizières en terrasses de Sapa, les eaux émeraude de la baie d’Halong, l’effervescence d’Hô-Chi-Minh-Ville ou la quiétude du delta du Mékong, voyager au Vietnam est devenu remarquablement accessible grâce à l’amélioration constante des infrastructures touristiques et à l’assouplissement des formalités d’entrée. Naviguer dans ce pays peut sembler complexe au premier abord, mais avec une préparation adéquate et les bonnes informations, votre périple vietnamien se transformera en une aventure fluide et mémorable.
Formalités administratives et documents requis pour entrer au vietnam
Les formalités d’entrée au Vietnam ont connu d’importantes simplifications ces dernières années, facilitant grandement l’accès au territoire pour les voyageurs internationaux. Comprendre les différentes options disponibles vous permettra de choisir la solution la plus adaptée à votre situation personnelle et à la durée de votre séjour. La préparation de ces documents constitue la première étape cruciale de votre voyage, et une anticipation suffisante vous évitera tout désagrément à l’arrivée.
E-visa vietnamien : procédure de demande en ligne et délais de traitement
Le système d’e-visa vietnamien représente la solution la plus moderne et pratique pour obtenir votre autorisation d’entrée. Disponible pour les ressortissants de plus de 80 pays, cette procédure entièrement dématérialisée s’effectue via le portail officiel du gouvernement vietnamien. Le coût s’élève à 25 dollars américains pour un visa à entrée unique valable 30 jours, et à 50 dollars pour un visa à entrées multiples valable 90 jours. Le délai de traitement standard est de trois jours ouvrables, bien qu’il soit recommandé d’effectuer votre demande au moins une semaine avant votre départ pour pallier d’éventuels retards. La procédure nécessite une photo d’identité au format numérique, une copie scannée de votre passeport et une carte de crédit internationale pour le paiement en ligne.
Visa à l’arrivée (VOA) via lettre d’invitation aux aéroports internationaux
Le visa à l’arrivée (Visa On Arrival) constituait autrefois une option populaire, particulièrement pour les voyageurs arrivant par avion. Cependant, depuis la pandémie de COVID-19, cette procédure a été largement remplacée par le système d’e-visa et n’est plus disponible pour les touristes ordinaires. Historiquement, cette méthode nécessitait l’obtention préalable d’une lettre d’approbation auprès des services d’immigration vietnamiens, généralement facilitée par des agences spécialisées, puis le paiement des frais de visa directement à l’aéroport. Aujourd’hui, les autorités vietnamiennes privilégient les demandes effectuées en amont du voyage, que ce soit via l’e-visa ou auprès des ambassades et consulats vietnamiens à l’étranger.
Exemptions de visa pour les ressortissants français et durée de séjour autorisée
Exemptions de visa pour les ressortissants français et durée de séjour autorisée
Les ressortissants français bénéficient actuellement d’une exemption de visa pour tout séjour touristique au Vietnam d’une durée maximale de 45 jours, entrées et sorties comprises. Cette mesure, valable jusqu’en 2028, s’applique également à plusieurs autres nationalités européennes comme les Allemands, Italiens, Espagnols ou encore Britanniques. Pour en profiter, il vous suffit de présenter à l’arrivée un passeport en cours de validité au moins six mois après la date de sortie prévue du territoire, ainsi qu’un billet de retour ou de continuation. Aucun frais de visa n’est alors exigé, ce qui allège sensiblement le budget de voyage.
Attention toutefois : cette exemption ne peut pas être prolongée sur place. Si vous souhaitez rester plus de 45 jours au Vietnam, il vous faudra soit demander un e-visa de 90 jours avant le départ, soit sortir du pays (par exemple vers le Cambodge ou le Laos) puis revenir avec un nouvel e-visa ou une nouvelle exemption après quelques jours. De même, l’exemption concerne uniquement les séjours touristiques ou de visite familiale, et ne remplace en aucun cas les visas spécifiques pour travail, études ou stages longue durée. Dans tous les cas, il est vivement conseillé de vérifier les dernières mises à jour sur le site du ministère des Affaires étrangères ou de l’ambassade du Vietnam avant votre départ.
Assurance voyage internationale et couverture médicale obligatoire
Si aucune assurance voyage n’est formellement exigée pour entrer sur le territoire vietnamien, elle est fortement recommandée, voire indispensable en pratique. Le système de santé local, bien que performant dans les grandes villes, fonctionne majoritairement sur la base d’un paiement immédiat des soins. Une hospitalisation ou un rapatriement peuvent rapidement représenter plusieurs milliers d’euros. Une bonne assurance voyage couvrant les frais médicaux (idéalement à hauteur d’au moins 100 000 €), l’hospitalisation, le rapatriement sanitaire et la responsabilité civile vous permettra de voyager au Vietnam l’esprit tranquille.
Certains voyageurs pensent être couverts automatiquement par leur carte bancaire, mais cette protection est souvent limitée dans le temps (90 jours maximum), en montant et en conditions (type de dépenses, franchises, exclusions pour les sports à risque, etc.). Prenez le temps de lire les petites lignes de votre contrat avant le départ. En cas de doute, souscrire une assurance dédiée pour un voyage au Vietnam est une sage précaution, surtout si vous prévoyez de randonner en montagne, de louer un scooter ou de vous rendre dans des zones rurales éloignées des hôpitaux internationaux.
Vols internationaux et aéroports principaux du vietnam
Une fois vos formalités d’entrée réglées, la question suivante est évidemment celle du transport aérien. Le Vietnam dispose de plusieurs aéroports internationaux bien desservis, ce qui vous permet de construire un itinéraire flexible entre le nord et le sud du pays. Choisir intelligemment votre aéroport d’arrivée et de départ peut vous faire gagner un temps précieux et réduire sensiblement le coût de votre billet. Vous pouvez, par exemple, arriver à Hanoï et repartir de Hô-Chi-Minh-Ville, ou inversement, pour éviter de remonter le pays dans l’autre sens.
Aéroport international tân sơn nhất de Hô-Chi-Minh-Ville : compagnies et connexions
L’aéroport international Tân Sơn Nhất (SGN), situé à environ 8 km du centre de Hô-Chi-Minh-Ville, constitue la principale porte d’entrée du sud du Vietnam. Il accueille la majorité des vols en provenance d’Asie (Bangkok, Singapour, Kuala Lumpur, Séoul, Tokyo…), ainsi que de nombreuses connexions via les grands hubs du Golfe comme Doha, Dubaï ou Abou Dhabi. Des compagnies telles que Qatar Airways, Emirates, Etihad Airways ou Turkish Airlines proposent régulièrement des tarifs attractifs avec une seule escale depuis l’Europe.
Depuis Tân Sơn Nhất, vous accédez facilement au delta du Mékong, aux plages de Phú Quốc, de Mũi Né ou encore à la frontière cambodgienne. Le centre-ville est joignable en taxi, VTC type Grab ou bus public en une trentaine de minutes selon la circulation. Pour éviter les arnaques, privilégiez les taxis officiels (Vinasun, Mai Linh) ou commandez un véhicule sur application dès votre sortie de l’aéroport. En organisant bien vos arrivées et départs, Hô-Chi-Minh-Ville peut devenir votre base idéale pour explorer le Sud tout en profitant de son atmosphère urbaine trépidante.
Aéroport international nội bài de hanoï : routes directes depuis l’europe
L’aéroport international Nội Bài (HAN), à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, est l’autre grande porte d’entrée du pays. Il accueille notamment les vols directs Paris–Hanoï opérés par Vietnam Airlines ou Air France en haute saison, ce qui réduit considérablement la durée totale de trajet depuis la France. De nombreuses compagnies asiatiques (Thai Airways, Singapore Airlines, Cathay Pacific, etc.) desservent également Nội Bài via leurs hubs respectifs, offrant parfois d’excellentes options en termes de rapport qualité-prix.
Choisir Hanoï comme point d’arrivée présente un avantage stratégique si vous prévoyez de concentrer votre voyage sur le nord du Vietnam : baie d’Halong ou de Lan Ha, Ninh Binh, Sapa, Hà Giang, Cao Bằng, Mai Châu, etc. Des navettes, bus et taxis relient en continu l’aéroport au centre-ville. Là encore, utilisez de préférence des compagnies de taxi reconnues ou une application comme Grab pour verrouiller le prix à l’avance et éviter les mauvaises surprises à la sortie du terminal.
Aéroport international de đà nẵng pour accéder au centre du pays
Moins connu des voyageurs européens, l’aéroport international de Đà Nẵng (DAD) n’en est pas moins un excellent point de chute pour découvrir le centre du Vietnam. Il se situe à mi-chemin entre Hanoï et Hô-Chi-Minh-Ville et dessert directement plusieurs villes asiatiques (Séoul, Tokyo, Bangkok, Singapour, Kuala Lumpur…). Même si les vols directs depuis l’Europe restent rares, il est souvent possible de rejoindre Đà Nẵng avec une seule escale via un hub asiatique ou du Golfe.
Depuis Đà Nẵng, vous êtes à moins d’une heure de route de Hội An et à environ deux heures de Hué, deux étapes majeures de tout itinéraire au Vietnam. C’est un excellent choix si vous souhaitez limiter les longs trajets terrestres et vous concentrer sur la “route du patrimoine” vietnamien. De plus, la ville de Đà Nẵng elle-même, avec ses plages et ses ponts spectaculaires, mérite souvent une ou deux nuits de halte.
Comparateurs de vols et stratégies tarifaires pour billets économiques
Pour trouver un vol pas cher vers le Vietnam, l’utilisation de comparateurs de vols en ligne est quasiment incontournable. Des plateformes comme Skyscanner, Kayak ou Momondo permettent de visualiser rapidement les périodes les moins coûteuses, de comparer les itinéraires (vol direct, une ou deux escales) et de tester différentes combinaisons d’aéroports (arrivée à Hanoï, retour depuis Hô-Chi-Minh-Ville, par exemple). Jouer avec la flexibilité de vos dates, même de deux ou trois jours, peut parfois faire baisser la facture de plusieurs centaines d’euros.
D’une manière générale, réserver vos billets trois à cinq mois avant le départ offre un bon compromis entre choix et tarif. Évitez si possible les départs le week-end et les hautes saisons (juillet-août et vacances de Noël), durant lesquelles les prix grimpent sensiblement. Enfin, n’hésitez pas à regarder les vols vers des hubs régionaux comme Bangkok ou Singapour, puis à réserver un vol séparé vers le Vietnam avec une compagnie low-cost asiatique : cette stratégie “en deux temps” peut s’avérer très avantageuse pour les voyageurs au budget serré, à condition de prévoir une marge suffisante entre les correspondances.
Réseau de transport intérieur vietnamien pour circuler entre régions
Une fois sur place, comment se déplacer facilement au Vietnam entre les différentes régions ? Le pays dispose d’un réseau de transport intérieur dense et relativement fiable, combinant avions domestiques, train, bus longue distance et transports plus locaux. Le choix du moyen de transport dépendra de votre budget, du temps dont vous disposez et du niveau de confort souhaité. En mélangeant intelligemment ces options, vous pouvez construire un itinéraire fluide, sans perdre des journées entières sur la route.
Train de la réunification Hanoï-Saïgon : réservation et classes de confort
Le célèbre “train de la Réunification” relie Hanoï à Hô-Chi-Minh-Ville sur près de 1 700 km, en une quarantaine d’heures. Loin d’être seulement un moyen de transport, c’est une véritable expérience de voyage, permettant d’admirer les paysages côtiers du centre, les campagnes du nord et les stations balnéaires comme Nha Trang ou Đà Nẵng. Les trains sont divisés en plusieurs classes : sièges durs (hard seat), sièges rembourrés (soft seat), couchettes dures (hard sleeper, 6 couchettes par compartiment) et couchettes molles (soft sleeper, 4 couchettes par compartiment), ces dernières offrant le plus de confort pour les trajets de nuit.
Il est possible de réserver vos billets directement dans les gares, via les sites officiels des chemins de fer vietnamiens, ou encore par l’intermédiaire de plateformes spécialisées qui simplifient le paiement et proposent l’anglais ou le français. Pour les tronçons les plus demandés (Hanoï–Huê, Huê–Đà Nẵng, Hanoï–Lao Cai pour Sapa), il est préférable de s’y prendre quelques jours à l’avance, surtout en haute saison. Le train reste une excellente option pour voyager au Vietnam facilement, en évitant le stress des embouteillages et en économisant une nuit d’hôtel grâce aux trains de nuit.
Compagnies aériennes domestiques vietnam airlines, VietJet air et bamboo airways
Pour les longues distances, notamment entre le nord et le sud, l’avion demeure le moyen le plus rapide. Trois grandes compagnies se partagent le ciel vietnamien : Vietnam Airlines (compagnie nationale), VietJet Air et Bamboo Airways. Vietnam Airlines propose généralement le niveau de service le plus élevé, avec des vols réguliers et un bagage en soute souvent inclus. VietJet Air et Bamboo Airways, compagnies dites “low-cost”, affichent des tarifs très compétitifs, mais certaines options comme les bagages ou le choix du siège sont facturées en supplément.
Les vols domestiques entre Hanoï, Đà Nẵng et Hô-Chi-Minh-Ville sont très fréquents, parfois plusieurs fois par jour, ce qui offre une grande flexibilité. Il est toutefois conseillé de réserver à l’avance pour bénéficier des meilleurs prix, en particulier durant les périodes de fêtes comme le Têt (Nouvel An lunaire). Gardez à l’esprit que tous les appareils électroniques et batteries externes doivent être placés en cabine, conformément à la réglementation vietnamienne. En combinant quelques vols internes à des trajets en train ou bus, vous optimiserez vos déplacements sans exploser votre budget.
Bus couchettes open-bus et agences the sinh tourist, futa bus line
Le réseau de bus longue distance est très développé au Vietnam, avec des compagnies qui relient la plupart des grandes villes et des sites touristiques. Les bus dits “sleeper” (bus couchettes) sont équipés de sièges inclinables quasi horizontaux, parfois disposés sur deux étages, permettant de voyager de nuit sur de longues distances. Des compagnies comme The Sinh Tourist ou Futa Bus Line sont particulièrement appréciées des voyageurs pour leur sérieux et leurs tarifs abordables. Les billets peuvent être achetés en ligne, via votre hôtel ou directement aux guichets des compagnies.
Le système d’open-bus est également très populaire : il permet d’acheter un billet global pour plusieurs étapes (par exemple Hanoï–Huê–Hội An–Nha Trang–Hô-Chi-Minh-Ville) et de “monter” ou “descendre” du bus à différentes dates, en prévenant simplement la compagnie un peu à l’avance. Cela offre une grande souplesse aux voyageurs au long cours. L’inconvénient ? Le confort peut varier d’une compagnie à l’autre, et la conduite parfois sportive des chauffeurs peut surprendre les non-initiés. Prévoyez un pull ou une petite laine : la climatisation est souvent poussée au maximum.
Location de scooter ou moto avec permis international et réglementation locale
Louer un scooter ou une petite moto est une solution très prisée pour explorer les environs de certaines villes comme Hanoï, Hội An, Ninh Binh ou les régions de montagne (Cao Bằng, Hà Giang, etc.). Cette liberté a toutefois un prix : celui d’une vigilance accrue et du respect strict de la réglementation. En principe, pour conduire un deux-roues motorisé au Vietnam, vous devez posséder un permis de conduire international avec la catégorie adaptée (A1 pour les petites cylindrées) ou un permis vietnamien reconnu. Dans la réalité, de nombreux loueurs ne vérifient pas systématiquement ces documents, mais en cas d’accident, votre assurance voyage pourrait refuser de vous couvrir si vous n’êtes pas en règle.
Les routes peuvent être très fréquentées, et le code de la route appliqué de manière… disons, créative. Il est donc déconseillé de se lancer dans un “road trip” à moto pour un premier voyage si vous n’avez pas déjà une solide expérience de conduite en deux-roues. Privilégiez plutôt la location ponctuelle dans des zones peu densément peuplées, équipez-vous d’un casque correct et évitez de rouler de nuit. Comme on le dit souvent, mieux vaut arriver un peu en retard que pas du tout.
Services de transport privé grab et taxis traditionnels mai linh, vinasun
Dans les grandes villes comme Hanoï, Đà Nẵng ou Hô-Chi-Minh-Ville, les services de VTC et de taxi sont omniprésents. L’application Grab, équivalent local d’Uber, est devenue l’outil incontournable des voyageurs : elle permet de commander un véhicule (voiture ou scooter) en quelques secondes, de connaître le prix à l’avance et de payer soit en espèces, soit via carte bancaire. C’est une manière simple et économique de se déplacer sans se soucier de la barrière de la langue ou des négociations tarifaires.
Les taxis traditionnels restent néanmoins très utilisés. Pour limiter les risques d’arnaque, privilégiez les grandes compagnies reconnues comme Mai Linh (taxis verts) ou Vinasun (taxis blancs dans le sud). Assurez-vous que le compteur est bien enclenché au départ, et n’hésitez pas à refuser poliment la course si le chauffeur tente de vous imposer un prix forfaitaire manifestement exagéré. Dans la plupart des cas, vous constaterez que se déplacer au Vietnam en ville est à la fois simple et très abordable.
Hébergement stratégique dans les destinations phares vietnamiennes
Le choix de votre hébergement est un autre levier essentiel pour voyager facilement au Vietnam. Grâce à une offre extrêmement diversifiée, vous trouverez aussi bien des auberges de jeunesse pour routards que des hôtels de charme, des resorts balnéaires ou des séjours chez l’habitant. L’astuce consiste à sélectionner des quartiers bien situés, proches des principaux points d’intérêt et des moyens de transport, afin de limiter les temps de trajet et les dépenses quotidiennes.
Quartier du vieux quartier à hanoï et options d’hôtels économiques
À Hanoï, le Vieux Quartier (Old Quarter) constitue le cœur battant de la ville et le point de chute idéal pour un premier séjour. Ses ruelles animées, ses maisons coloniales, ses marchés et ses cafés traditionnels en font un véritable condensé de l’âme vietnamienne. C’est également là que se concentre la majorité des hôtels économiques, des guesthouses familiales et des auberges de jeunesse modernes. Vous y trouverez facilement des chambres propres avec climatisation entre 20 et 40 € la nuit, selon la saison et le standing.
En logeant dans le Vieux Quartier, vous pouvez rejoindre à pied le lac Hoàn Kiếm, le quartier français, de nombreux musées et une foule de restaurants et de stands de street food. C’est aussi un excellent point de départ pour les excursions vers la baie d’Halong, Ninh Binh ou Sapa, les agences locales étant nombreuses dans le secteur. Si vous préférez un environnement un peu plus calme, les abords du lac ou les quartiers voisins comme Ba Đình offrent des hôtels légèrement plus haut de gamme, tout en restant accessibles.
District 1 de Hô-Chi-Minh-Ville pour séjours urbains centraux
À Hô-Chi-Minh-Ville, le District 1 est l’équivalent du centre-ville historique et commercial. C’est là que se trouvent la cathédrale Notre-Dame, la poste centrale, le marché Ben Thanh, l’Opéra ou encore la rue piétonne Nguyễn Huệ. En choisissant un hôtel dans ce district, vous pourrez parcourir la plupart des sites emblématiques à pied ou en quelques minutes de taxi, ce qui simplifie énormément la découverte de la ville. Les options d’hébergement y sont variées, allant des petites guesthouses à des hôtels 4 ou 5 étoiles avec rooftop et piscine.
Pour les voyageurs au budget modéré, les quartiers de Bùi Viện et Phạm Ngũ Lão, toujours dans le District 1, regorgent d’auberges de jeunesse, d’hôtels abordables et de restaurants bon marché. L’ambiance y est cependant très animée, surtout le soir, ce qui peut ne pas convenir à tout le monde. Si vous cherchez davantage de tranquillité tout en restant central, visez plutôt les rues autour du parc Tao Đàn ou du palais de la Réunification.
Stations balnéaires de nha trang, đà nẵng et phú quốc
Pour profiter des plages vietnamiennes, trois destinations ressortent particulièrement : Nha Trang, Đà Nẵng et l’île de Phú Quốc. À Nha Trang, la majorité des hôtels se trouvent le long de la grande baie, face à la mer. Vous y trouverez une large gamme d’établissements, des simples chambres en guesthouse aux resorts de luxe avec plage privée. La ville étant très développée touristiquement, les prix restent compétitifs, surtout en basse saison.
À Đà Nẵng, privilégiez le front de mer de My Khe Beach si vous souhaitez alterner farniente et visites culturelles dans les environs (Hội An, Ba Na Hills, les montagnes de Marbre). Phú Quốc, quant à elle, séduit par ses plages de sable fin et sa végétation luxuriante. Les hébergements se concentrent principalement sur la côte ouest (Long Beach) et au sud de l’île. Selon votre budget, vous pourrez choisir entre bungalows simples, hôtels de charme ou grands resorts avec piscine à débordement. Dans tous les cas, pensez à réserver à l’avance pendant les périodes de haute fréquentation, notamment autour du Têt.
Homestays et éco-lodges dans le delta du mékong et sapa
Si vous souhaitez vivre une expérience plus authentique et vous immerger dans la vie locale, les homestays (séjours chez l’habitant) et éco-lodges sont une excellente option au Vietnam. Dans le delta du Mékong, de nombreuses familles proposent des chambres simples mais confortables au cœur des vergers, au bord des canaux ou sur des petites îles. C’est l’occasion de déguster une cuisine familiale, de participer à des activités agricoles ou artisanales et de découvrir le rythme de vie du fleuve.
Dans le nord montagneux, autour de Sapa, de Hà Giang ou du lac Ba Bể, les homestays chez les minorités ethniques (Hmong, Dao, Tay, etc.) sont également très répandus. Les conditions de confort peuvent être plus rustiques (salle de bain partagée, eau chaude occasionnelle), mais l’accueil est généralement chaleureux et les paysages d’une beauté saisissante. Pour les voyageurs sensibles à l’impact environnemental, certains éco-lodges misent sur des constructions traditionnelles, l’utilisation d’énergies renouvelables et le soutien aux communautés locales. Une façon de voyager facilement au Vietnam tout en donnant du sens à son séjour.
Préparation sanitaire et vaccinations recommandées pour le vietnam
Sur le plan sanitaire, le Vietnam ne présente pas de risques majeurs pour les voyageurs correctement informés et préparés. Aucun vaccin n’est actuellement obligatoire pour entrer dans le pays, sauf cas particuliers (arrivée depuis une zone à risque pour la fièvre jaune, par exemple). En revanche, il est vivement recommandé d’être à jour dans ses vaccinations de base : diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP), coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Pour un voyage au Vietnam incluant des zones rurales ou un séjour prolongé, les médecins peuvent également conseiller les vaccins contre l’hépatite A, la fièvre typhoïde, éventuellement l’hépatite B et l’encéphalite japonaise.
Le principal risque sanitaire reste lié aux maladies transmises par les moustiques, comme la dengue, le chikungunya ou, plus localement, le paludisme. Il n’existe pas de vaccin contre la dengue à l’heure actuelle pour les voyageurs, mais vous pouvez réduire considérablement le risque en appliquant un répulsif efficace, en portant des vêtements longs au lever et au coucher du soleil et en utilisant des moustiquaires imprégnées lorsque cela est nécessaire. L’analogie souvent utilisée est celle de la ceinture de sécurité : vous ne pouvez pas empêcher les autres de mal conduire, mais vous pouvez réduire les conséquences pour vous-même.
Autre point important : l’eau du robinet n’est pas potable au Vietnam. Pour éviter les troubles digestifs, buvez uniquement de l’eau en bouteille capsulée, ne consommez pas de glaçons d’origine incertaine et préférez les aliments bien cuits. Emportez une petite trousse de pharmacie avec les indispensables (antalgiques, anti-diarrhéiques, pansements, antiseptique, crème solaire, traitement personnel) et conservez avec vous les ordonnances utiles. En cas de souci plus sérieux, les grandes villes comme Hanoï, Đà Nẵng et Hô-Chi-Minh-Ville disposent d’hôpitaux et de cliniques internationales réputés, où vous pourrez être pris en charge dans de bonnes conditions, souvent avec un personnel parlant anglais ou français.
Monnaie vietnamienne, change de devises et moyens de paiement acceptés
La monnaie officielle du Vietnam est le đồng (VND). Les billets se déclinent en plusieurs coupures (1 000, 2 000, 5 000, 10 000, 20 000, 50 000, 100 000, 200 000 et 500 000 VND), ce qui peut être un peu déroutant au début, surtout avec les nombreux zéros. Un bon réflexe consiste à se souvenir qu’un euro correspond approximativement à plusieurs dizaines de milliers de dôngs, selon le taux du moment. Pour voyager facilement au Vietnam, mieux vaut toujours avoir sur soi un petit mélange de grandes et de petites coupures, les très gros billets étant parfois difficiles à faire changer dans les petites échoppes ou sur les marchés.
Il est généralement plus avantageux de changer votre argent sur place plutôt qu’en Europe. Vous pouvez retirer des dôngs dans les distributeurs automatiques (ATM) des banques vietnamiennes, largement présents dans les zones urbaines. Certaines banques appliquent des frais plus modérés que d’autres ; combinées à une carte bancaire internationale “spéciale voyage” (type néobanque), elles permettent de limiter les coûts. Dans certains quartiers de Hanoï ou de Hô-Chi-Minh-Ville, les bijouteries et bureaux de change offrent aussi des taux compétitifs pour l’échange d’euros en espèces. Évitez en revanche de changer de grosses sommes à l’aéroport, où les commissions sont souvent plus élevées.
Les paiements par carte bancaire (Visa, Mastercard) sont de plus en plus acceptés dans les hôtels, restaurants et boutiques des grandes villes, mais restent rares dans les petites structures ou en zone rurale. Il est donc indispensable de prévoir du liquide pour les petites dépenses quotidiennes, les marchés, les trajets en taxi ou les pourboires. Une légère négociation des prix est d’usage dans les marchés et auprès des vendeurs ambulants, mais gardez en tête les écarts de pouvoir d’achat : gagner ou perdre quelques milliers de dôngs représente parfois quelques centimes d’euro pour vous, mais une somme non négligeable pour votre interlocuteur. En combinant bon sens, préparation et respect des usages locaux, vous verrez qu’il est très simple de gérer son budget et de payer ses achats au Vietnam.